dimanche 17 mai 2020

Daimler armoured car - 1


Histoire :

Devant les performances très satisfaisantes atteintes par la scout car de BSA (Dingo), il fut décidé de retravailler le modèle en une version plus grande équipée d'une tourelle en tant que light tank, wheeled. Le travail commença en avril 1939 et avant la fin de l'année les deux véhicules pilotes roulaient déjà. Certaines caractéristiques du Dingo furent conservées comme le compartiment de combat hexagonal, la grosse caisse de rangement à l'avant, le principe de transmission et les suspensions indépendantes, Le véhicule originel était prévu pour emporter deux mitrailleuses mais finalement, ce fut lLa tourelle du Mark VII light tank ou Tetrarch avec son canon de deux pounder qui fut choisie, d'autres caractéristiques furent abandonnées comme les quatre roues directrices. La marche dans les deux sens était possible avec un poste de conduite arière. Les tests montrèrent que le passage d'une scout car à une armoured car n'étaient pas aussi simple et les difficultés conduisirent à une sortie des chaînes seulement en avril 1941. Pendant son développement, la Daimler fut dénommée light tank, wheeled, mark II (la Mark I étant la Guy), mais à sa sortie elle prit le nouveau nom de armoured car, Daimler Mark I. Il y eut deux versions (Mark) au total avec 2694 exemplaires construits. Il y eut aussi quelques exemplaires armés d'un canon 76,2 mm appelés Mark I CS (close support).Quelques modèles reçurent l'adaptateur Littlejohn qui permettait une vitesse initiale accrue par l'ajout d'une extension à âme conique au canon d'origine. Ce fut l'une des meilleures auto-mitrailleuses anglaises de la guerre.
Quelques exemplaires furent envoyés en Afrique du Nord mi 1941 pour tests en situation de combat et en juillet 1942, la Daimler fut tout d'abord versée au 11th Hussars et au Derbyshire Yeomanry en Afrique du Nord en avril 1941, puis le véhicule fut utilisé en Italie et en Europe de l'ouest. Elle fut utilisée dans les armoured cars regiments et les reconnaissances regiments (divisions d'infanterie) aux côtés des Humbers, AEC et Staghounds. La Coventry devait remplacer la Daimler et la Humber, en étant conçue et construite par les deux constructeurs, mais l'approche de la victoire mit fin à cette hypothèse. Cette auto-mitrailleuse était tellement bien conçue qu'elle resta en unités jusque dans les années 1960.
La mark II avait un masque de canon différent, il y avait une trappe au dessus du conducteur, la porte gauche condamnée par la roue de secours fut endsuite supprimée, le refroidissement du moteur fut amélioré et l'arrangement des ouies fut modifié sur le capot arrière. Des améliorations mécaniques furent apportées.


Masse
7.6 t
Longueur
4 m
Largeur
2.46 m
Hauteur
2.26 m
Equipage
3

Blindage
7–16 mm
Armement principal
2 pounder QF
52 obus
Armement secondaire
1 × coaxial 7.92 mm Besa
2,700 balles
1 × 7.7 mm 
Bren AA
Moteur
Daimler 27 4.1 litres 6-cylindres essence
95 CV (71 kW)
Puissance
12.5 CV / tonne
Transmission
5 vitesses (deux directions)
Suspension
4 × 4 indépendantes
Autonomie
320 km
Vitesse max
82 km/h


History:

In view of the very satisfactory performance achieved by the BSA scout car (Dingo), it was decided to rework the model into a larger version equipped with a turret as a light tank, wheeled. The work started in April 1939 and before the end of the year the two test vehicles were already running. Certain characteristics of the Dingo were preserved such as the hexagonal combat compartment, the large storage box at the front, the transmission principle and the independent suspensions, The original vehicle was intended to carry two machine guns but ultimately, it was the Mark's turret VII light tank or Tetrarch with its two pounder cannon which was chosen, other characteristics were abandoned such as the four steering wheels. Two-way driving was possible with a rear driver position. Tests showed that the transition from a scout car to an armored car was not as simple and the difficulties led to an exit from the factory only in April 1941. During its development, the Daimler was called light tank, wheeled, mark II (Mark I being the Guy), but when it came out it took the new name of armored car, Daimler Mark I. There were two versions (Mark) in total with 2694 copies built. There were also some examples armed with a 76.2 mm gun called Mark I CS (close support) .Some models received the Littlejohn adapter which allowed an increased initial speed by the addition of a conical extension to the original barrel. It was one of the best English armored car of the war.
Some copies were sent to North Africa in mid 1941 for combat testing and in July 1942, the Daimler was first delivered to the 11th Hussars and the Derbyshire Yeomanry in North Africa in April 1941, then the vehicle was used in Italy and Western Europe. It was used in armored cars regiments and reconnaissance regiments (infantry divisions) alongside the Humbers, AEC and Staghounds. The Coventry was to replace the Daimler and the Humber, being designed and built by the two manufacturers, but the approach of victory put an end to this hypothesis. This armored car was so well designed that it remained in units until the 1960s.
The mark II had a different gun mask, there was a hatch above the driver, the left door locked by the spare wheel was removed afterwards, the engine cooling was improved and the arrangement of the gills was changed on the hood back. Mechanical improvements were made.


Mass
7.6 t
Length
13 feet 1 inch (4 m)
Width
8 feet 1 inch (2.46 m)
Height
7 feet 5 inches (2.26 m)
Crew
3

7–16 mm
Main
armament
2 pounder QF
52 rounds
Secondary
armament
1 × coaxial 7.92 mm Besa machine gun
2,700 rounds
1 × 0.303 (7.7 mm) 
Bren light machine gun AA
Engine
Daimler 27 4.1 liter 6-cylinder petrol
95 hp (71 kW)
Power/weight
12.5 hp / ton
Transmission
5 speed (both directions) with fluid flywheel
Suspension
4 × 4 wheel, independent coil spring
Operational
range
200 miles (320 km)
Maximum speed
50 m/h






Le premier véhicule est un Daimler dingo scout car qui servit de base à la Daimler armoured Car dont on voit une Mark I en seconde position (source internet)

Un modèle Mark I dont on reconnaît le bouclier du canon de premier type (source internet)

Un modèle Mark II dont on reconnaît le bouclier du canon de second type (source internet)

Un modèle Mark II avec adaptateur Littlejohn (source internet)

Un modèle sans tourelle et sans garde-boue (source internet)

11th Hussards en Italie 1944 (source internet)



La maquette :


J'avais au départ acheté sur ebay la maquette Sovereign qui date déjà de quelques années. Lorsque je l'ai reçue, j'ai été assez déçu de la qualité du moulage, les pièces en white métal étaient sommaires, le détail grossier. J'ai donc appelé Mark Day de chez sovereign 2000, c'est un garçon très sympathique et il prépare une Daimler, les débuts sont superbes mais pour quand ??. Puis une opportunité est apparue sur ebay avec un modèle de Accurate Armour qui est autrement mieux fini, c'est donc celui ci que j'ai monté. Pour ceux qui ne sont pas pressés, je leur suggère d'attendre un peu car les photos du master de Sovereign 2000 sont superbes et le moulage de cette marque est d'une très grande qualité, j'ai pu le remarquer avec les Humber. J'ai monté la maquette telle qu'indiqué sur la notice sans aucun problème, juste un petit joint à masquer lorsque la grande trappe de tourelle est fermée, et faire attention à la suspension qui est assez compliquée, il faut prendre son temps et bien étudier les photos d'archive car les photos de la notice sont peu claires. J'ai bêtement oublié de prendre des photos avant de passer l'apprêt, les seuls rajouts sont des couvertures, caisses, seau, etc...


The model:

I had originally bought the old Sovereign model from ebay, which is already a few years old. When I received it, I was quite disappointed with the quality of the molding, the white metal parts were sketchy, the detail coarse . So I called Mark Day from sovereign 2000, he is a very kind man and he is preparing a new Daimler, the beginnings are superb but for when ??. Then an opportunity appeared on ebay with a model of Accurate Armour which is much better finished, so this is the one I mounted. For those who are not in a hurry, I suggest they wait a bit because the photos of the master of Sovereign 2000 are superb and the molding of this brand is of a very high quality, I could notice it with the Humber. I have built the model as indicated on the instructions without any problem, just a small joint to hide when the large turret hatch is closed, and pay attention to the suspension which is quite complicated, you have to take your time and well study the archive photos because the photos of the instructions are not very clear. I foolishly forgot to take photos before passing the primer, the only additions are blankets, crates, bucket, etc ...























Le pont est une vieille référence custom dioramics qui a la particularité d'être creux au centre, on a juste les deux côtés et le tablier, il faut donc tout remplir de plâtre.







Les figurines sont une référence the Bodi







dimanche 10 mai 2020

Type 93 Naval Armored Car - 2


Le diorama se situe à Shangaï en 1940, les Japonais ont pris le contrôle de la ville après la seconde bataille de Shangaï en 1937, leurs troupes entourent les concessions et commencent à brimer les étrangers, ils investiront totalement la concession internationale en 1941 suite à l'attaque contre Pearl Harbor.


The diorama is located in Shanghai in 1940, the Japanese took control of the city after the second battle of Shanghai in 1937, their troops surround the concessions and begin to victimize foreigners, they will fully invest the international concession in 1941 following the attack on Pearl Harbor.






Les Concession étrangères à shangaï :

La naissance des concessions étrangères en Chine fit suite à la première guerre de l'opium qui eut lieu de 1839 à 1842 entre l'empire Chinois Quing et le royaume Uni. A la suite de sa défaite (traité de Nankin), l'empire Quing fut, entre autre, contraint de céder à la Grande Bretagne des zones situées à l'intérieur de villes chinoises et qui devenaient sous administration anglaises, ce n'étaient pas des colonies car elles étaient toujours sous souveraineté chinoise. A la suite de l'Angleterre, d'autres puissances se sont vues octroyer elle aussi des concessions parfois par la négociation mais aussi souvent sous la contrainte c'est pourquoi ces traités sont appelés traités inégaux par les Chinois.
En tout, la Chine octroya 23 concessions à 8 puissances étrangères dans 10 villes portuaires (Shangaï, Hanchow, Hankéou, Tiensin, Canton, Amoy, Kiukiang, Chinkiang, Shashih, Chungking)
En 1937, au moment de la seconde bataille de Shangaï, il ne restait que quatre puissances étrangères dans 5 villes : l'Angleterre (Canton, Tiensin), le Japon (Hanchow, Hankéou, Tiensin), la France (Canton, Hankéou, Shangaï, Tiensin), l'Italie (Tiensin).
A Shangaï, les britanniques arrivèrent les premiers en 1843, après le traité de Nankin, suivis ensuite par les Américains en 1844 (concession au nord est de la zone Britannique) et les Français en 1848 (concession au sud entre la zone Britannique et la ville chinoise au sud). En 1854 des hommes d'affaires occidentaux formèrent le conseil municipal de Shangaï qui au départ avait pour but la construction de routes, la collecte des ordures ou la taxation dans les différentes concessions mais qui au fil des ans prit de plus en plus de prérogatives en particulier dans la police. Dans les années trente, cinq Anglais, deux Japonais et deux Américains siégaient au conseil municipal
A noter que les concessions anglaises et américaines de Shangaï fusionnèrent en 1863 pour former la concession internationale de shangaï plus tard rejointe par d'autres pays mais non la France qui conserva sa propre concession.
Au début du 20ème siècle, le Japon était devenu une nation moderne. Il avait réussi à négocier la suppression des concessions étrangères sur son territoire et suite à la première guerre sino-japonaise, par le traité de Shimonoseki, en 1895, il avait réussi à obtenir de la Chine les mêmes droits que les Américains et Européens. A Shangaï, le Japon devint même le pays comptant le plus grand nombre de résidents étrangers en 1915. En 1930, 80% des étrangers étaient Japonais. Le quartier de Hongkew était appelé Little Tokyo.
En janvier 1932, suite à l'incident de Shangaï ou première bataille de Shangaï, la zone de Hongkew échappa totalement au conseil municipal pour être controlée uniquement par les Japonais.
En 1937 eut lieu la deuxième bataille de Shangaï qui vit les Japonais prendre le contrôle de la ville, les deux concessions (internationale et Française ) se retrouvant entourées de Japonais et les Européens commençant à faire l'objet de brimades. En décembre 1941, les japonais entrèrent dans la concession internationale, les troupes Britanniques et Américaines se rendirent. Les résidents étrangers furent contraints de porter un brassard et furent victimes de mauvais traitements (expulsions, internement, camp de travail,exécutions). La concession Française fut préservée car le gouvernement de vichy se considérait comme neutre.
En février 1943, la concession internationale fut rendue aux Chinois (même si elle était alors occupée par les Japonais) ainsi que la concession Française.

Foreign Concessions in Shanghai:

The birth of foreign concessions in China followed the first opium war which took place from 1839 to 1842 between the Chinese Quing Empire and the United Kingdom. Following its defeat (Treaty of Nanjing), the Quing Empire was, among other things, forced to cede to Great Britain areas located inside Chinese cities and which became under British administration, they were not colonies because they were still under Chinese sovereignty. Following England, other powers were also granted concessions sometimes by negotiation but also often under duress, which is why these treaties are called unequal treaties by the Chinese.
In all, China granted 23 concessions to 8 foreign powers in 10 port cities (Shanghai, Hanchow, Hankéou, Tiensin, Canton, Amoy, Kiukiang, Chinkiang, Shashih, Chungking)
In 1937, at the time of the second battle of Shanghai, there were only four foreign powers left in 5 cities: England (Canton, Tiensin), Japan (Hanchow, Hankéou, Tiensin), France (Canton, Hankéou, Shanghai) , Tiensin), Italy (Tiensin).
In Shanghai, the British first arrived in 1843, after the Treaty of Nanjing, followed by the Americans in 1844 (concession to the northeast of the British zone) and the French in 1848 (concession to the south between the British zone and the city Chinese to the south). In 1854 Western businessmen formed the Shanghai city council which initially aimed at road construction, garbage collection or taxation in the various concessions but which over the years took more and more prerogatives especially in the police. In the 1930s, five Englishmen, two Japanese and two Americans sat on the municipal council
Note that the English and American concessions in Shanghai merged in 1863 to form the international Shanghai concession later joined by other countries but not France, which retained its own concession.
By the beginning of the 20th century, Japan had become a modern nation. He had succeeded in negotiating the abolition of foreign concessions on his territory and following the first Sino-Japanese war, by the treaty of Shimonoseki, in 1895, he had succeeded in obtaining from China the same rights as the Americans and Europeans. In Shanghai, Japan became even the country with the largest number of foreign residents in 1915. In 1930, 80% of foreigners were Japanese. The Hongkew district was called Little Tokyo.
In January 1932, following the Shanghai incident or the first battle of Shanghai, the Hongkew area completely escaped the municipal council to be controlled only by the Japanese.
In 1937 took place the second battle of Shanghai which saw the Japanese taking control of the city, the two concessions (international and French) being surrounded by Japanese and the Europeans starting to be the object of bullying. In December 1941, the Japanese entered the international concession, the British and American troops surrendered. Foreign residents were forced to wear an armband and were subjected to ill-treatment (evictions, internment, labor camp, executions). The French concession was preserved because the Vichy government considered itself neutral.
In February 1943, the international concession was returned to the Chinese (even if it was then occupied by the Japanese) as well as the French concession.









dimanche 19 avril 2020

Histoire des auto-mitrailleuses japonaises - 3

                                            Les tentatives des années 1920:

Dans les années 1920, l'industrie japonaise n'était pas encore apte à développer ses propres modèles d'auto-mitrailleuses, c'est pourquoi, elle chercha à acquérir des modèles étrangers afin d'accumuler de l'expérience. Elle se tourna naturellement vers les pays vainqueurs de la première guerre mondiale (France et Angleterre qui avaient dans ce domaine acquis un certain savoir faire) et commanda soit des chassis seuls soit des véhicules complets. 

In the 1920s, the Japanese industry was not yet able to develop its own models of armored cars, which is why it sought to acquire foreign models in order to accumulate experience. It naturally turned to the victorious countries of the First World War (France and England who had acquired a certain know-how in this field) and ordered either single chassis or complete vehicles.



Les tentatives françaises :


1- Auto-mitrailleuse Renault :

En 1928, l'armée de terre japonaise (IJA) acheta un chassis et moteur Renault type MH à six roues et y développa une superstructure blindée de conception purement japonaise. Le véhicule avait deux postes de direction, un à l'avant et l'autre à l'arrière, l'armement consistait en une mitrailleuse 6,5 mm Taisho 3 dans une tourelle conique. En 1929, des tests furent conduits dans l'école de cavalerie de l'armée de terre (IJA) et le véhicule fut adopté. Il fut plus tard utilisé en Mandchourie dans le groupe automobile de la 1ère brigade de cavalerie

In 1928 IJA bought a Renault 6-wheel 2,5 t truck and developed a modern armour around the vehicle. The vehicle had a drivers position in the bow and in the rear. Armament consited of a Type Taisho 3 6,5 mm MG in a conical turret. In 1929 several trials and tests were made at IJA Cavalry School. The vehicle was used in Manchuria in the cavalry 1st brigade automobile group for the last time.








l'auto-mitrailleuse sur chassis Renault (source: internet)









En action en Mandchourie (source: internet)


2- Auto-mitrailleuse roues-chenilles St Chamond M21 :

En 1924, l'armée de terre japonaise (IJA) acheta un modèle de la St Chamond 1921 roues-chenilles à la France afin de tester cette nouvelle technologie. Les résultats ne furent pas considérés comme satisfaisants, en fait le passage des roues aux chenilles se faisait rapidement en 10 min simplement en soulevant les roues, mais l'inverse était compliqué car la suspension des roues était incapable de soulever le véhicule, il fallait donc construire une rampe, faire monter le véhicule sur cette rampe puis abaisser les roues sans qu'elles rentrent en contact avec le sol pour pouvoir les verrouiller et enfin faire redescendre le véhicule de la rampe jusqu'à ce que les roues touchent le sol. De plus , la rampe devait être d'une taille suffisante pour les chenilles mais pas trop afin que les roues ne la touche pas en descendant, et que ses côtés soient suffisamment renforcés pour soutenir le poids du véhicule. De plus, en position remontées, les roues gênaient la vision latérale du conducteur. Tous ces inconvénients amenèrent à l'abandon du projet d'achats ultérieurs.

In 1924, the Japanese Army (IJA) purchased a model of the 1921 St Chamond crawler wheels from France in order to test this new technology. The results were not considered satisfactory, in fact the change from the wheels to the tracks was done quickly in 10 min just by lifting the wheels, but the reverse was complicated because the wheel suspension was unable to lift the vehicle, so it was necessary build a ramp, get the vehicle up on this ramp then lower the wheels without them coming into contact with the ground to be able to lock them and finally lower the vehicle from the ramp until the wheels touch the ground. In addition, the ramp had to be of sufficient size for the tracks but not too large so that the wheels did not touch it on the way down, and its sides were sufficiently reinforced to support the weight of the vehicle. In addition, in the raised position, the wheels obstructed the driver's side vision. All these inconveniences led to the abandonment of the project of subsequent purchases.





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Le modèle St Chamond 1921 (source: internet)












Une carte postale de l'époque (source internet)






Les tentatives anglaises:



1-Vickers Crossley :

La M25 Vickers Crossley était une auto-mitrailleuse anglaise que l'armée utilisa en Inde et exporta dans certains pays dont 12 pour le Japon, contrat en 1925 pour l'armée (IJA) 3 exemplaires et la marine (IJN) 9 exemplaires sous la dénomination type 2587 Crossley.
L'armée japonaise, en avril 1928, envoya deux de ces exemplaires en Chine, dans la garnison japonaise de Tianjin et en juillet de la même année le dernier exemplaire fut envoyé à l'armée du Kwantung avec deux auto-mitrailleuses Wolseley. Lors de l'invasion de la Mandchourie en 1931, ces véhicules participèrent à l'opération.

Les 9 autres véhicules furent réceptionnés en 1928 par la marine impériale et envoyés au détachement de garde des NLF de Shangaï où ils prirent part aux combats de janvier – mai 1932 et où certains furent endommagés. On peut noter que toutes les photos de cette période montrent des Crossley khakis avec emblème de l'armée de terre (soleil centré) sur les côtés, avec tourelle sans cerclage blanc avant les combats de janvier 1932 ou à cerclage blanc pendant les combats (reconnaissance aérienne ?), numérotées de 1 à 9 (ce qui correspond aux 9 véhicules acquis). Par la suite, on retrouve ces auto-mitrailleuses avec emblème de la marine impériale seulement (soleil décentré), sans le cerclage blanc de tourelle et on n'en voit pas plus de huit au total sur les photos. Ces auto-mitrailleuses participent aussi à la seconde bataille de Shangaï en 1937. La couleur est khaki pour 1932 puis peut-être grise lorsqu'elles arborent après 1932 l'emblème de l'IJN.
Pour résumer:
- avant 1932: khaki avec emblème IJA
- pendant les combats de 1932: khaki avec cercle blanc sur la tourelle et emblème IJA
- après 1932: khaki (ou gris) avec emblème IJN
A noter que les pneus de cette version (IJN) étaient en caoutchouc rigide alors que les pneus de l'armée (IJA) étaient à chambre à air.
A noter qu'en aout 1945, la garnison de Shangaï possédait toujours un exemplaire en état de service.

véhicules achetés: 12
poids au combat: 4,85 t
équipage: 4 hommes
blindage: 4 - 5,5 mm
longueur: 5020mm
largeur: 1870 mm
hauteur: 2580 mm
moteur: essence 4 cylindres en ligne Crossley
puissance: 50 cv
vitesse maximale: 64 km / h en marche avant, 8 km / h en marche arrière
autonomie: 200 km
Rapport puissance / poids: 11,1 ch / t
armement: 2 X 7,7 mm Vickers MG



1-Vickers Crossley:



The M25 Vickers Crossley was an English armored car which the army used in India and exported in certain countries including 12 for Japan, contract in 1925 for the army (IJA) 3 copies and the navy (IJN) 9 copies under the type designation 2587 Crossley.
The Japanese army, in April 1928, sent two of these copies to China, in the Japanese garrison of Tianjin and in July of the same year the last copy was sent to the Kwantung army with two Wolseley armored cars. During the invasion of Manhuria in 1931, these vehicles participated in the operation.

The other 9 vehicles were received in 1928 by the imperial navy and sent to the NLF guard detachment of Shanghai where they took part in the fighting from January - May 1932 and where some were damaged. It can be noted that all the photos of this period show Crossley khakis with army flag (sun centered) on the sides, with turret without white circling before the fighting in January 1932 or with white circling during the fighting (aerial reconnaissance ?), numbered from 1 to 9 (which corresponds to the 9 IJN vehicles). Subsequently, we find these armored cars with the imperial navy flag only (off-center sun), without the white turret circling and we see no more than eight in total on the photos. We also find these armored cars during the second battle of Shanghai in 1937. The color is khaki for 1932 and then perhaps gray when they display the IJN flag after 1932.

To summarize:
- before 1932: khaki with IJA flag
- during the fighting of 1932: khaki with white circle on the turret and IJA flag
- after 1932: khaki (or gray) with IJN flag

Note that the IJN version tires  were made of rigid rubber.
Note that in August 1945, the Shanghai garrison still had a working copy.


vehicles bought: 12
battle weight: 4,85 t
crew: 4 men
armor 4 - 5,5 mm
length: 5020mm
width: 1870 mm
height: 2580 mm
engine: Crossley 4-cylinder inline gasoline
power: 50 hp
maximum speed: 64 km/h forward, 8 km/h reverse
range: 200 km
Power/weight ratio: 11,1 hp/t
armament: 2 X 7,7 mm Vickers MG

Vickers Crossley des SNLF lors de sa réception, elle n'est pas encore marquée (source internet - copyright)


Vickers Crossley des NLF en manoeuvres 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF Shangaï, carte postale 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF Shangaï 1932 (source internet)

Vickers Crossley des NLF Shangaï 1932 (source internet - copyright)


Vickers Crossley des NLF Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Deux Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Deux Vickers Crossley des NLF, on voit la n°9, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Deux Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Deux Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Vickers Crossley des NLF, incident de Shangaï 1932 (source internet)


Trois Vickers Crossley des SNLF, sortie du QG des SNLF Shangaï, années trente post 1932 (source internet)


Huit Vickers Crossley des SNLF, années trente post 1932 (source internet)


Six Vickers Crossley des SNLF, années trente post 1932 (source internet)


Vickers Crossley des SNLF, années trente post 1932 (source internet)


Vickers Crossley des SNLF, années trente post 1932 (source internet)


Vickers Crossley des SNLF, années trente post 1932 (source internet)

Vickers Crossley des SNLF, années trente post 1932 (un uniforme est toujours bleu marine, à gauche veste à cinq boutons et col droit), avec deux type 90 naval sumida P (source internet - copyright)



Vickers Crossley des SNLF, deuxième bataille de Shangaï 1937 (source internet)


Vickers Crossley des SNLF, deuxième bataille de Shangaï 1937 (source internet)


Vickers Crossley des SNLF, deuxième bataille de Shangaï 1937 (source internet)


Vickers Crossley des SNLF, deuxième bataille de Shangaï 1937 (source internet)


Vickers Crossley de l'IJA, garnison de Tianjin 1931 (source internet)



Les deux Vickers Crossley de l'IJA, garnison de Tianjin 1931 (source internet)

L'autre Vickers Crossley de l'IJA, avec une Sumida Wolseley, Mandchourie 1931 (source internet)

L'autre Vickers Crossley de l'IJA, avec deux Sumida Wolseley, Mandchourie 1931 (source internet)

Avec une Austin Chiyoda lors d'exercices en Mandchourie, 1933 (source internet)



2 - Sumida Wolseley :

Dans la deuxième moitié des années vingt, l'état major japonais désira se doter d'une force blindée pour ses armées avec des matériels nationaux. Dans le domaine des auto-mitrailleuses, à cette date, l'armée japonaise était dotée de quelques Austins et des 3 vickers Crossley commandées en 1925. comme les moyens nationaux étaient limités, notamment en terme de chassis, Il fallait chercher un chassis existant et suffisamment éprouvé, c'est pourquoi, l'armée se rapprocha de Ishikawajima qui fabriquait les camions Wolseley CP. Sur ce chassis, une caisse blindée fut adaptée avec comme base la Vickers Crossley ce qui donna naissance à l'auto-mitrailleuse Wolseley Sumida appelée aussi simple armored car ou Wolseley armored car. Ce fut la première auto-mitrailleuse de fabrication nationale. On ne sait pas combien d'exemplaires furent construits, on peut en voir au maximum cinq sur les photos, ces véhicules furent réceptionnés en 1928 par l'armée de terre. L'armement consistait en une seule mitrailleuse Taisho 3 de 6,5 mm. Les premières mentions de cette auto-mitrailleuse viennent d'un exercice d'unités de cavalerie autour du mont Fuji en1930. Les cinq auto-mitrailleuses furent envoyées en Mandchourie (avec une Crossley) lors de l'invasion de 1931 mais ne donnèrent pas d'excellents résultats, en effet le poids de 4,2t était un peu exagéré pour un chassis de 1,5t, et le moteur de 30 CV était trop anémique pour propulser correctement un poids de 4,2t. La dernière mention de leur existence date du milieu des années trente et il est probable qu'elles furent rapidement retirées du service actif au profit de véhicules plus récents (Chiyoda). Néanmoins cette première tentative nationale servit de base de travail aux ingénieurs japonais pour concevoir de futurs modèles plus adaptés aux demandes de l'armée.




2 - Sumida Wolseley :


In the second half of the 1920s, the Japanese general staff wanted to acquire an armored force for its armies with national equipment. In the field of armored cars, at that date, the Japanese army was equipped with some Austins and 3 vickers Crossley ordered in 1925. As the national means were limited, in particular in terms of chassis, It was necessary to look for an existing chassis and sufficiently tested, this is why, the army approached Ishikawajima which manufactured the trucks Wolseley CP. On this chassis, an armored body was adapted based on the Vickers Crossley which gave birth to the Wolseley Sumida armored car also called simple armored car or Wolseley armored car. It was the first domestic armored car. We do not know how many copies were built, we can see a maximum of five in the photos, these vehicles were received in 1928 by the army. The armament consisted of a single 6.5 mm Taisho 3 machine gun. The first mentions of this armored car come from an exercise of cavalry units around Mount Fuji in 1930. The five armored cars were sent to Manchuria (with one Crossley) during the invasion of 1931 but did not give excellent results, indeed the weight of 4.2t was a bit exaggerated for a chassis of 1.5t, and the engine of 30 CV was too anemic to properly propel a weight of 4.2t. The last mention of their existence dates from the mid-thirties and it is likely that they were quickly withdrawn from active service in favor of newer vehicles (Chiyoda). However, this first national attempt served as a working basis for Japanese engineers to design future models more suited to the demands of the army.


Data:
vehicles built: at least 2
battle weight: 4,2 t
crew: 4 men
armor 6 mm
length: 5562mm
width: 1892 mm
height: 2615 mm
power: 30 hp
maximum speed: 40 km/h forward, 8 km/h reverse
range: 200 km
Power/weight ratio: 7,1 hp/t
armament: 1 X Type Taisho 3 6,5 mm MG







Sumida Wolseley en 1928 (source internet)


Sumida Wolseley lors d'exercices en 1930 (source internet)

Sumida Wolseley lors d'exercices en 1930 (source internet - copyright)


Deux Sumida Wolseley, Mandchourie en 1932 (source internet)

Sumida Wolseley, Mandchourie en 1932 (source internet)











Cinq Sumida Wolseley, Mandchourie en 1932 (source internet copyright Akira Takizawa))



Une Sumida Wolseley avec la Vickers Crossley, Mandchourie en 1932 (source internet)


Deux Sumida Wolseley avec la Vickers Crossley, Mandchourie en 1932 (source internet)


Deux Sumida Wolseley, Mandchourie 1932 (source internet)


Trois Sumida Wolseley, Mandchourie 1932 (source internet)


Sumida Wolseley, Mandchourie 1932 (source internet)


Sumida Wolseley, Mandchourie 1932 (source internet)


Sumida Wolseley, Mandchourie 1932 (source internet)

Sumida Wolseley, Mandchourie 1932 (source internet - copyright)


Deux Sumida Wolseley, Mandchourie 1932 (source internet copyright)